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Home / FRANÇAIS / PRATIQUES / Le seuil de la Maison

LE SEUIL DE LA MAISON

 La porte ou le seuil de la maison a toujours fasciné les poètes, les mystiques et les magiciens. C'est un symbole qui apparaît souvent dans les rêves et les cauchemards. Qui n'a jamais senti la crainte de savoir ce qui se trouve derrière la porte ? Quelle était la créature qui s'y cachait, Les mondes extraordinaires qui s'y trouvaient ou les dangers toujours présents ?  

 

En réalité, toutes les ouvertures des édifices jouissent de cette aura magique qui les transforment en oeil sans cesse à l'affut du passant et près à l'attirer pour le perdre dans une autre dimension, un autre monde. En ce sens l'on peut dire que les fenêtres sont les yeux de cette créature alors que la porte en est la bouche toujours prête à happer.

 
La porte n'est pas un simple morceau de bois séparant notre espace familial du monde extérieur. Elle représente la protection. Elle s'assimile aux diverses entrées dans l'au-delà au même titre que les pierres levées de Stonhenge ou les mégalithes. Deux pierres verticales surmontées d'une troisième horizontale forment le profond symbole dont nous dépendons.

Il est donc nécessaire d'étudier la conception, les symboles et les rites qui se rattachent au seuil afin d'y lire la présence voilée des divinités qui s'y rattachent et être apte à les honorer afin que le simple passage physique devienne un rite en lui-même.

 
Mais avant d'en arriver là, penchons-nous sur la nature exacte du seuil d'entrée ainsi que sur son symbolisme.

 

LA PORTE :

 Ce terme vient du latin porta "porte de ville, ou de monument" qui a éliminé le latin fores puis ostium au sens de "porte de maison". Du point de vue de l'architecture, "il sert à désigner à la fois une ouverture pratiquée dans un mur et servant à donner passage, et en même temps l'ouvrage mobile (vantail) qui sert à clore cette ouverture. l'encadrement est fait de deux jambages ou piedroits, verticaux surmontés et joints par un linteau ou cintre. L'ouverture descend jusqu'au sol, de manière à permettre l'accès dans une maison ou une pièce. La porte peut comporter un ou deux battants. Si l'un des deux est fixe, on le dit dormant. L'on peut parler de portes cochères de portes charretières, la porte normale de nos habitations étant dite bâtarde."

Ainsi cette ouverture est symbolisée par le porche fait de trois pierres, fermé par un vantail articulé.

 
Dans l'antiquité, quatre portes correspondaient aux quatre points cardinaux. C'est le cas chez les babyloniens où les quatre vents venaient des quatre points cardinaux établissant une communication entre le visible et l'invisible. Il en était de même dans les anciennes villes chinoises où les mauvaises influences étaient expulsés par les quatre portes cardinales, alors que les bonnes étaient accueillies et les hôtes reçus.

Ces ouvertures ne sont cependant pas de simples passages vers un ailleurs équivoque. Elles servent au contraire à nous amener du monde profane au centre du monde, dans l'espace sacré qu'elles délimitent. Ainsi les portails du temple sont une ouverture qui conduit jusqu'à la Cella, jusqu'au Saint des Saint, lieu de la présence réelle de la divinité. Elle résume elle-même le symbolisme du sanctuaire qui devient porte du ciel.

 
Chez les romains la porte encadre un couloir d'entrée appelé vestibulum dans lequel les hôtes déposaient leurs capes en entrant. les montants des portes avaient souvent la forme de deux colonnes portant une architrave. Les portes pivotaient juste derrière ces deux colonnes. Des mosaïques figurant des animaux sauvages décoraient souvent le sol de l'entrée des maisons. Ainsi l'une d'entre elles retrouvée à Pompéi représentait un chien attaché à une chaîne et montrant les dents avec cet avertissement : "Cave canem" (Prends garde au chien). Ce vestibule menait à l'atrium dans lequel se trouvait entre autre chose le lararium dont nous avons déjà parlé. Ne faisons pas l'erreur de croire que ce genre de décoration n'avait comme seul but que d'avertir ,comme de nos jours encore, les éventuels malfaiteurs de la présence d'animaux. Il faut au contraire se souvenir que les portes des demeures, comme celles des temples, étaient souvent pourvues de gardiens féroces et menaçants. Il s'agissait de monstres, d'animaux fabuleux, de gardes armés etc. Les chimères des cathédrales gothiques ne sont rien d'autres que les gardiens féroces de l'espace sacré qui les constituent. Il s'agit donc, à la fois d'avertir les créatures visibles de la présence d'un gardien (même invisible) et les forces impures et maléfiques en protégeant les habitants de la demeure.

Mais les deux jambages verticaux expriment une dualité que la symbolisme magique traditionnel a respecté. Ainsi, aux gardiens effrayants correspond l'image et la présence de la divinité qui veille sur le seuil.

 Les grecs possédaient quant à eux plusieurs divinités consacrées à l'entrée de la demeure. La première était celle de Zeus, la seconde, celle d'Apollon et la troisième celle d'Hécate.

 Ils avaient ainsi coutume de placer une effigie de Zeus Erkéios ( herkéios : protecteur de la cloture ) à côté de la porte d'entrée ou près de l'autel qui lui était dédié dans la cour. C’est sur celui-ci qu’on accomplissait les sacrifices ou libations afin de protéger le foyer domestique et le lieu familial. Rappelons que les marques du culte quotidien sont des libations, des prières, rarement des sacrifices et des rituels plus élaborés.

 Hécate, quant à elle, est une des déesses de la lune et s'identifie avec des divinités farouches, le plus souvent venue des pays du Nord, où la religion est plus dure. Elle est souvent représentée sous la forme d'une déesse triple et l'on dresse son image dans les carrefours, les Hécataia. On lui offre des repas et des sacrifices  pour l'apaiser et la rendre favorable. Les cérémonies avaient lieu au moment de la nouvelle lune et on les appelaient les Hécatès déïpna. L'on profitait d'ailleurs de ces cérémonies populaires pour purifier les maisons que l'on nettoyait et balayait. On brûlait ensuite les balayures devant l'idole de la rue.

Le culte des Hécataia était très populaire et en quelque sorte domestique, puisque l'on trouvait des idoles de ce genre aux carrefours ainsi que devant beaucoup de portes à côté de l'Apollon Aguïeus. Elle était souvent représentée sous la forme de la porteuse de clefs, attribut le plus fréquent que l'on retrouve sur cette représentation de lampe où l'on peut voir Hécate, portant une clef et une corde.

 Apollon Aguïeus ainsi qu'Hermès Propylaïos (représenté sous la forme d'un pilier) se trouvaient représentés près de la porte d'entrée.

 Les romains, quant à eux, ne semblaient pas avoir, à notre connaissance, de représentations particulières associées aux animaux dont nous avons parlé plus haut. Cependant une divinité au moins était directement attribuée aux portes. Il s'agissait de Janus.

 Janus est le dieu des transitions et des passages. Il marque l'écoulement du temps, la succession des états de l'univers et préside aux commencements. C'est ainsi que le premier mois de l'année lui est consacré. Janvier, janua, januarius est la porte de l'année. Il en est de même du premier jour du mois.

 Il est donc le gardien des portes, surveillant avec son double visage ceux qui entrent comme ceux qui sortent symbole de la vigilance même entre les mondes et les créatures visibles comme invisibles. Il transpose donc un seuil anodin en un passage de la porte des hommes à la porte des dieux ou encore en la porte des enfers (Janua enferni) et des cieux (janua coeli).

 Ainsi nous sommes en présence d'un certain nombre de traditions qui n'ont pas totalement disparu et qui se sont transmis sous plusieurs formes.

 Nous avons mentionnés celle des créatures monstrueuses que nous retrouvons dans l'architecture à l'entrée des domaines surplombant par exemple les deux piliers des allées.

 La présence de la divinité s'est perpétuée de manière épurée dans la tradition hébraïque sous la forme des mézouzot. Il s'agit d'un morceau de parchemin sur lequel sont écrits à la main les deux premiers paragraphes du "Chéma Israël" :

Deut 6:4-9 et Deut 11:13-21. Ce parchemin est roulé dans un support de forme cylindrique. On a coutume de mettre le nom de Dieu "Chaddaï" qui veut dire « Tout Puissant », sur le dos du parchemin, et visible à l'oeil par une ouverture pratiquée à cet effet dans l'étui. Les juifs ont coutume de toucher la mezouzah en entrant et en sortant de la demeure avec les doigts de la main droite et d'embrasser ceux-ci. Les rêgles présidant à l'installation de la mézouzah méritent que nous les citions. Elles sont extraites des "Chemins de la joie" éditions polyglottes.

 " * On doit fixer la Mézouzah sur toutes les portes de notre demeure, à l'exception toutefois des débarras, des W.C. et des salles de bains.

* Pour les pièces dont les dimensions sont inférieures à 2 m sur 2 ou ne font pas 4 mètres carrés, on fixera la Mézouza sans réciter la bénédiction.

* Elle doit-être fixée à droite en entrant, à la fin du premier tiers de la hauteur du poteau en mesurant depuis le linteau.

* Cette mitsva incombe au propriétaire ou au locataire de la maison trente jours après l'occupation effective des locaux.

* Les femmes sont également soumises à cette mitsva.

* Avant de fixer la mézouza, on dira la bénédiction Likboa mézouza."

 On ne peut qu'être surpris d'une telle ressemblance entre la tradition monothéiste par excellence et les traditions païennes. Dans les deux cas les buts sont les mêmes :

Honorer, protéger et diviniser.

 Le problème de la définition de l'antériorité ne sera pas abordé ici, l'essentiel étant la pratique et la sacralité d'un lieu et d'une vie jusque là vidés de toute valeur.

 Il existe un ensemble de gestes ou de signes traditionnels que le folklore nous a transmis et qu’il est important de mentionner. 

Un cercle tracé sur la porte interdit l'entrée aux esprits invisibles.

De l'ail et du fenouil peuvent-être suspendus dans le même but au-dessus de la porte.

Un sachet de sel ou une clochette suspendus à la poignée de la porte permettent d'écarter les démons.

Placer deux aiguilles croisées sous le paillasson, peindre la porte de couleur bleue (couleur sacrée), quelques grains de moutarde ou de sang du dragon sur le seuil de la porte et enfoncer trois ongles en forme de triangles sur l'extérieur de la porte permettront d'écarter tout ce qui est négatif.

Plusieurs plantes spécifiques peuvent-être utilisées sur le seuil pour protéger la maison. Des fougères, des lis, des soucis et des genévriers peuvent-être cultivés en pots. Il est aussi possible d'enterrer dans le même but, en face de l'entrée un mélange de sel, de sauge, d'épices, de tanaisie et d'autres herbes aromatiques. Une boîte de pierres sacrées peut aussi servir à manifester la puissance magique présente.

 En dehors de la protection, certaines traditions utilisent ce lieu de la maison pour attirer les énergies souhaitées. Par exemple en enterrant quelques pièces, l'on devrait attirer l'argent et un morceau de viande enterré  assure que nous ne connaîtrons pas la faim.

 Autre élément majeur de cette partie de l'habitation, la CLEF. Elle est le symbole antique de l'initiation et désigne depuis l'antiquité celui qui a accès aux mondes invisibles et qui tient le secrets des différentes techniques d'élévation de l'être. Elle est un des attributs comme nous l'avons vu, de Janus et d'Hécate.

La clef est aussi un symbole phalique représentant le principe masculin.

Elle représente aussi le paradis, l'accès aux niveaux de conscience supérieur ainsi que la protection magique.

 Quant aux clefs, la tradition nous rapporte qu'elles ont elles aussi des particularités intéressantes. Ainsi, une clef dorée nous garde du mauvais oeil, trois clefs sur une chaîne apportent la santé, la richesse et l'amour, une clef glissée vers le bas est dite arrêter le mal de tête et le saignement de nez, et toute clef portée apporte la chance.

 Dernier élément que nous devons mentionner, les fenêtres. De la même façon que les portes, les fenêtres peuvent être magiquement protégés. Ainsi des pentagrammes peuvent-y être tracés associés au signe du cercle. Accrocher un épais rideau blanc atténue le soleil et repousse les charges négatives. De petits cailloux blancs, fragments de verre et coquillages sont placés sur le rebord de la fenêtre. Une soucoupe emplie d'herbe verte et grasse peut-être suspendue au-dessus de la fenêtre pour repousser les mauvaises influences.

 Lors du lavage des vitres, vous pouvez mélanger à votre produit habituel du vinaigre pour inviter les puissances des vents à bénir votre maison.

Les fenêtres en vitraux sont aussi magiquement très efficace pour repousser les influences mauvaises. Pour celà vous avez le choix entre des motifs géométriques et des motifs symboliques utilisant la richesse des multiples coloris. Il suffit alors que ceux-ci soient en harmonie avec le reste de la maison. Il est alors tout à fait facile de ressentir le pouvoir de la lumière traversant ces vitraux en se laissant baigner dans l'ambiance colorée qui en émane lorsque un rayon de soleil les traversent et nimbe la pièce.

Dans le même but vous pouvez suspendre un cristal à facettes au-dessus de votre fenêtre. La lumière le traversant se décomposera alors en un arc-en-ciel qui éclairera votre pièce.

 

L'ENTREE DE LA DEMEURE, LE DECOR :

 Il nous appartient de voir maintenant comment intégrer l'esprit de ces traditions dans notre demeure et notre vie quotidienne.

Retenons tout d'abord quelques idées principales.

- Le seuil étant le lieu qui sépare le monde extérieur profane du monde familial et sacré, son franchissement doit-être sacralisé, du moins quant au symbole et à l'esprit.

- Deux buts sont recherchés : La protection et la bénédiction.

- Des divinités spécifiques ont de tout temps été invoquées pour cela.

          
Le texte précédent a précisé quelques éléments quant à la porte elle-même. Nous conseillons donc qu'elle soit de couleur naturelle ou de couleur bleue.

Sur le jambage de droite en entrant, l'on fixera une représentation de la divinité protectrice choisie (Hécate, Appolon, Zeus Herkéios, Janus) aproximativement à la hauteur du visage. Celle-ci peut se présenter sous la forme d'une sculpture fixée sur le mur, ou plus simplement d'un carreau de mosaïque sur lequel aura été peinte la représentation en question. L'on peut aussi choisir de fixer deux représentations de divinités. Dans ce cas, on prendra soin de placer la féminine sur le côté gauche et la masculine sur le côté droit en entrant. Il est possible de rajouter en dessous un mince support qui pourra recevoir les offrandes lors de la consécration où lors des fêtes.

Si vous habitez la campagne, ou si votre maison comporte un jardinet devant l'entrée, vous pouvez placer de part et d'autres de l'entrée une représentation de monstres ou de chimères en faisant en sorte qu'elles s'intègrent avec discrétion au décor d'ensemble.

Quant aux plantes, un pieds de fougère, un rosier rouge et un laurier pourront être plantés dans un rayon proche.

Comme les traditions nous l'ont indiqué, vous pouvez aussi enterrer un ensemble de pierres et de coquillages sacrés.

Dans ce cas, vous aurez pris soin de les placer dans un sachet de tissus marron, puis de choisir le lieu de dépot de telle sorte qu'il soit à la pointe d'un triangle équilatéral dont la base sera formée par l'espacement entre les deux côtés de la porte. Si cette distance est trop proche de la porte, vous rajouterez un second triangle dont la base sera située à la pointe du premier. Il est possible d'en rajouter un troisième si cette distance est encore trop proche, mais dans tous les cas, on n'excèdera pas ce nombre de trois.

Vous pourrez ensuite tracer un cercle sur l'intérieur du linteau.

Pour finir, une clef d'un style ancien sera prévue et suspendue contre le mur, à proximité de la porte, du côté des gongs et à l’intérieur.

Quant aux fenêtres, vous procèderez comme vous le souhaitez, en vous inspirant de ce qui a été dit précédemment. Il est seulement souhaitable de placer le signe du pentagramme, de quelque façon que ce soit, sur les ouvertures que vous souhaitez particulièrement protéger.

 
Dans tout les cas, une telle préparation magique de l'entrée de votre maison doit rester discrète et esthétique. Elle n'en sera que plus efficace et s'intègrera d'autant mieux dans votre vie.

 

RITUEL D'INSTALLATION DES DIVINITES PROTECTRICES :

 Ce rite doit avoir lieu au moment de la nouvelle lune, alors que tout ce qui a été prévu est en place. Il sera placé sous les auspices d'Hécate. On aura pris soin de confectionner des gâteaux de miel et de prévoir des oeufs et du fromage. L'on se munira aussi de la dague, d'une bougie et de la clef.

 Au jour choisi, le rite peut débuter dès que le jour commence à décliner, c'est à dire à partir du moment où le soleil a dépassé le zénith. Prenez alors votre balai habituel et balayez votre maison, principalement le rez de chaussée en recueillant les balayures. Placez-les en tas près de la porte.

Ceci fait, vous pouvez pratiquer un rite d'harmonisation lunaire (Nous en publierons un dans le prochain numéro). Rendez-vous ensuite près de l'entrée. Ouvrez la porte si le voisinage le permet, ou laissez là seulement entrebaillée. Improvisez un court appel à la déesse de la lune Hécate, gardienne des seuils, alors que vous tenez la bougie allumée à la main. Durant ce texte, prononcez son nom 7 fois à haute voix. Une fois l'appel prononcé, tendez le plateau des offrandes prévues, comme pour l’accueillir. Après quelques instants de recueillement et après avoir déposé l’offrande devant sa statue, demandez lui de bien vouloir prodiguer sa force à sa représentation, de telle sorte qu'elle soit toujours présente sur votre seuil. Ceci fait, adressez-vous à elle en lui demandant de purifier votre maison et de la garder toujours exempte de souillure. Brûlez devant elle les balayures que vous avez rassemblées. Puis prenez la clef et élevez-la de votre main droite, face à l'extérieur de la maison en demandant solennellement que cette entrée ainsi que toutes les ouvertures de la maison soient fermées à toutes les créatures tant visibles qu'invisibles qui voudraient y pénétrer avec l'intention d'y nuire. Emplissez-vous de cette conviction et abaissez alors la clef vers le sol en visualisant un mur de protection qui entoure toute la maison. Vous pouvez ensuite accrocher la clef à la place qui lui est réservée.

 Si vous avez choisi une autre divinité, conservez la même trame tout en modifiant les offrandes et les symboles utilisés. Vous vous inspirerez du symbolisme du Dieu pour celà.

Par exemple :

- Janus : La consécration idéale se ferait le premier jour de la première lune de l'année, soit la première lune de printemps. Les symboles seront une offrande de pain, viande et alcool. Les autres seront identiques. On ne l'invoquera qu'une fois en variant les prières à ses fonctions de divinité du passage.

- Zeus : La consécration idéale se fera le 23° jour du 7° mois lunaire. Offrandes de miel et de lait.

- Appolon : La consécration idéale pourra se faire, soit le 7° jour du 4° mois lunaire, soit le 6° jour du 9° mois lunaire. A défaut l'on pourra accomplir celle-ci le 7° jour de n'importe quel mois lunaire. Offrandes de fleurs et de diverses plantes aromatiques. Un encens contenant un fort pourcentage de feuilles de laurrier sera brûlé pendant cette cérémonie.

 Compte tenu des associations que vous pourrez faire si vous choisissez plus d'une divinité, vous accomplirez donc les rites en deux fois, en prenant soin de toujours débuter par Hécate si c'est le cas, et de ne pas renouveler à la seconde fois les demandes identiques à la première, même si le fond reste le même. A vous de faire la preuve de l'insipiration divine.

 Une fois ces invocations accomplies, vous prendrez votre dague et tracerez un cercle dans le sens horaire sur le plan vertical au niveau du seuil de la porte. Vous pourrez ensuite tracer deux pentagrammes superposés devant chacune des fenêtres. Le premier sera de banissement, le second d'invocation. Lors du tracé du second pentagramme vous prononcerez à voix haute le nom de votre gardien de l'entrée.

 Il est alors temps d'attirer les bénédictions sur votre demeure en enterrant ce qui a été prévu. N'oubliez pas de toujours associer la visualisation à vos gestes de telle sorte qu'ils existent avec plus de force sur le plan invisible.

 Pour finir, et si vous avez placé la représentation de chimères près de votre entrée, vous invoquerez les puissances chthoniennes afin qu'elles se manifestent des profondeurs de la terre dans leurs représentations. Vous les mettrez ensuite sous le contrôle d'Hécate qui devra les diriger, les commander et les maîtriser.

 De cette façon votre demeure sera délimitée, à l'instar d'un lieu consacré, clos aux influences malsaines. A chaque fête anniversaire de cette consécration, vous prendrez soin de purifier de nouveau la maison et d'accomplir les libations et offrandes correctes.

 Puissent les antiques divinités revivre parmi vous !

 

 

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