Le Calice (Calix)
Posture du bâton
Inspiration et rétention poumons pleins : une langue de feu est visualisée au-dessus de la tête.
Expiration : relachez la visualisation et vibrez : ATAH
Rétention poumons vides : n’attachez pas l'esprit à quoi que ce soit de particulier.
Inspiration et rétention poumons pleins : n’attachez pas l'esprit à quoi que ce soit de particulier et élevez de manière équilibrée les bras sur le côté jusqu’à l’horizontale. Votre corps forme un Tau.
Expiration et rétention poumons vides : n’attachez pas l'esprit à quoi que ce soit de particulier.
Inspiration et rétention poumons pleins : une colonne brillante de lumière est visualisée descendant rapidement depuis la langue de feu, passant à travers le sommet de la tête et l’axe du corps jusqu’au sol entre les pieds.
Expiration, en maintenant toujours la position, vibrez : MALKOUTH
Rétention poumons vides : n’attachez pas l'esprit à quoi que ce soit de particulier.
Inspiration et rétention poumons pleins : la main gauche est amenée vers la clavicule droite de telle sorte que le bout des doigts de votre main gauche touche la clavicule droite. Vous prenez en même temps conscience des forces de Mars.
Expiration, en maintenant toujours la position, vibrez : OU GUEVOURAH
Rétention poumons vides : n’attachez pas l'esprit à quoi que ce soit de particulier.
Inspiration et rétention poumons pleins : la main droite est amenée vers l’épaule gauche de telle sorte que le bout des doigts de votre main droite touche la clavicule gauche. Votre bras droit croise donc le bras gauche. Vous prenez en même temps conscience des forces de Jupiter.
Expiration : en maintenant toujours la position, vibrez : OU GUEDOULAH
Rétention poumons vides : n’attachez pas l'esprit à quoi que ce soit de particulier.
Inspiration et rétention poumons pleins : gardant les bras croisés, nous abaissons légèrement la tête et visualisons une grand concentration de lumière radiante et de pouvoir dans notre centre cardiaque, se situant sur la colonne centrale sous la croisée des bras.
Expiration : en maintenant toujours la position, vibrez :
LE OLAM VE AD
Rétention poumons vides : n’attachez pas l'esprit à quoi que ce soit de particulier.
Inspiration et rétention poumons pleins : relevez la tête en reprenant la position du bâton.
Expiration et rétention poumons vides : n’attachez pas l'esprit à quoi que ce soit de particulier.
============================================
COMMENTAIRES SUR LE CALICE
Le calice est une technique fondamentale de l’Ordre de l’Aurum Solis. Il est une méthode simple d'équilibrage des forces de la psyché. Cette pratique est la première partie d’un travail plus vaste qui comprend : la préparation de l’opérateur, l’établissement d’un cercle consacré et l’invocation de certains gardiens puissants.
On a parfois tenté de rapprocher l’Ordre de l’Aurum Solis de l’Ordre de la Golden Dawn par la proximité de certaines techniques fondamentales. Il est historiquement assez évident que des contacts existaient entre les mages du 19ème et 20ème siècles. Des opérations en commun ou des partages de connaissance eurent lieu sans pour cela effacer les spécificités de chacune des voies. C’est encore le cas aujourd’hui parmi les mages ou théurges qui cherchent sincèrement à progresser et parfaire leur connaissance de l’art magique. L’Aurum Solis, Ordre essentiellement hermétiste est le véhicule des antiques cultes de Mystères. La Rose-Croix, voie respectable et inspirante s’il en est, se fonde quant à elle sur des principes philosophiques parfois différents.
La technique du calice est un très bon exemple de ces confusions. Quelques auteurs peu informés ont eu tendance à réduire un peu vite le calice à ce que la Golden Dawn appelait la Croix Qabbalistique. C’est révélateur d’un manque de pratique et de connaissance de notre tradition.
Calyx est un terme grec signifiant "coupe" ou "coquillage". Le sens de ce mot illustre la nature réceptive de l'être dans ce rite. Il faut noter que le calice peut-être un exercice par lui-même.
Pour comprendre le sens énergétique et symbolique d’un rite et éviter les erreurs, il faudrait pouvoir observer ce qui se passe dans les différents niveaux des corps invisibles lors de cette pratique. C’est ce que nous allons faire ci-dessous. Vous pourrez vous reporter à la description précédente pour suivre ce processus.
Les premières concentrations sur Coronoa Flammae (Kéther) avant même le début des respirations entraîne une sorte de frémissement dans l’aura. Nous pourrions rapprocher cela du moment où une tension électrique devient perceptible dans un ciel d’orage. Lors de la première inspiration, une sphère de lumière blanche incandescente se condense à quelques centimètres au-dessus de la tête. Les enseignements plus avancés de l’Ordre nous parlent de connexions entre cette sphère et les sept sphères planétaires, mais nous ne pouvons le développer ici. Puis un mouvement ondoyant se manifeste à l’intérieur de cette sphère. Une sorte de langue de feu ou d’un iod flamboyant se met à pulser, renforçant la luminosité de la sphère.
Cette Divine Flamme est appelée des plans les plus hauts de la psyché du magicien. La langue de feu visualisée au-dessus de la tête représente le génie suprême, la source du pouvoir magique, le feu sacré par la vertu duquel la pratique de la magie est possible. Sa localisation au-dessus de la tête en situe l’origine au-delà de la personnalité profane et de l’Ego. Cette manifestation met le magicien en contact avec les forces nécessaires qui lui permettront d'établir les Gardes de Pouvoir ou tout rite effectué ensuite.
L’inspiration fait descendre la lumière tout au long de la colonne centrale jusqu’à Instita Splendens (Malkouth) où elle s’enracine. Une observation attentive nous ferait voir que la lumière en train de descendre dans cet axe s’étage selon les sept couleurs planétaires, avant qu’elles ne se fondent dans malkouth. Puis la colonne centrale prend l’apparence d’un tube dans lequel circule une énergie couleur magnesium étincellant irrisé de flammèches rougeâtres.
Si l’on observe attentivement le processus dans Instita Splendens on va se rendre compte que les sept couleurs prismatiques s’associent sous la forme de l’arc en ciel, puis se vrillent en spirale et finissent par se mêler en une couleur sombre, dense et pourtant non associée à une impression de lourdeur.
Les bras sont élevés lentement vers l’horizontale, les paumes vers le haut. Le calice ou la coupe est alors constitué. C’est là que la comparaison avec la croix kabbalistique devient inadequate. Sans vouloir dévoiler les enseignements intérieur de l’Ordre, notons seulement qu’il existe une relation entre les mains et les deux sphères Okhmah et Binah. Certains gestes et visualisations sont prévus pour achever et renforcer le calice. Flos Abysmi (Daat) devient alors centrale. Un intense échange d’énergie apparaît soudainement avec Tiphéreth.
Puis les mains gauches et droites seront successivement posées sur les épaules. Si la technique est pleinement réalisée, plusieurs phénomènes vont se manifester dans les corps psychiques. Tout d’abord, c’est à ce moment que se manifeste le véritable passage du plan d’Atziluth au plan de Briah. La Sagesse vient s’unir à la Rigueur et l’Intelligence à la Miséricorde pour établir les deux piliers qui encadrent l’axe central approximativement situé le long de la colonne vertébrale. (dans la tradition ogdoadique il s’agit de ce que l’on appelle « le porche de la maison du sacrifice ».)
Au moment où les mains se posent sur les centres rattachés aux épaules on assiste à une intensification des sphères concernées, (Guedoulah (Résed) épaule gauche et Guébourah épaule droite) suivant d’un intense courant lumineux descendant les deux colonnes, établissant l’être selon les trois colonnes. La colonne centrale devient si lumineuse qu’elle est presque indiscernable, ne laissant la place qu’à une verticalité incandescente se rapprochant d’un embrasement magnesium. On se rend compte ici qu’il ne s’agit pas d’une croix comme on aurait pu le croire. La notion d’une pratique mystique dérivée du signe de croix chrétien ne correspond pas au Calice. Ce dernier est à placer au contraire dans les exercices dérivés de l’établissement du porche de la maison du sacrifice, ainsi que de l’énergisation et l’équilibrage des trois colonnes. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer les relations mythiques pouvant exister entre le porche, la voûte et la manifestation du graal...
L’aura tout entière est alors parcourue de vifs courants lumineux, se mettant à crépiter à partir du centre Orbis Solis (Tiphéreth) lequel commence à émettre une chaude lumière solaire. C’est à ce moment que le plan yetziratique est atteint.
Les deux colonnes suivent un processus analogue à la colonne centrale, restent présentes, mais s’efface graduellement dans la sphère de conscience du mage. Seule la radiance de l’aura astrale énergisée demeure perceptible.
A la fois stable, réceptif et pleinement conscient de ses facultés, l’opérant peut alors passer à la suite de son travail.
Pour toutes ces raisons, le Calice est utilisé comme un entraînement en
lui-même, ainsi que dans le but de procurer un premier apport de pouvoir
nécessaire à l’établissement du cercle et qui de ce fait doit précéder le
travail magique proprement dit. Avant d’entreprendre cet exercice, l’étudiant
devra avoir maîtrisé la « voix magique », la respiration rythmique et
avoir soigneusement étudié les textes qui s’y rapportent.
Pour terminer ce bref résumé, nous pouvons dire que la calice sert
également de formule de remerciement (gratulatio) à la fin de bon nombre de
travaux dans les Demeures de l'Ordre et comme adoration des forces de l'Univers
qui sont à l'origine de notre manifestation. Dans ce cas, les visualisations et répercussions dans les
corps psychiques sont quelque peu différents que ceux que nous venons de
décrire.






