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Home / FRANÇAIS / PRESENTATION DE NOTRE ORDRE / HISTOIRE - Éléments historiques

 

ORDO AURUM SOLIS

Eléments historiques

 

 

 

 

 

 

L'Ogdoade sacrée d'Hermopolis

  Il est devenu commun aujourd'hui de parler des traditions passées et de l'héritage que nous avons reçu d'elles. De nombreux récits colportés ici et là n'en donnent qu'une vision fragmentaire car extérieure. Peu nombreux sont les initiés qui ont parlés ou transmis quelques documents dans le monde extérieur à leur ordre. Or il est une lignée très ancienne qui a transmise sans interruption jusqu'à nos jours la doctrine et les pratiques magiques enrichies par chacun de ses membres. Cette vénérable tradition est née de la fusion des traditions pré-chrétiennes de la Méditerranée orientale avec des enseignements mystiques très anciens comme les anciens courants magiques et ésotériques grecs.  D'Alexandrie à Byzance ou elle se formula, elle s'est synthétisée autour du symbole de l'Ogdoade et en a pris le nom. Cette Tradition Ogdoadique a traversé l'histoire de l'Occident comme un fil d'or au sein d'une tapisserie, projetant brillamment son éclat lorsqu'une pleine lumière l'éclairait, mais demeurant toujours occultée en d'autre temps.

            Cet ordre mystérieux qui fut manifesté sous sa forme actuelle en Grande-Bretagne en 1897  fut toujours distinct de celui de la Golden dawn rattaché à la lignée rosicrucienne. Les traditions et initiations centrales de ces deux ordres furent historiquement et philosophiquement séparées. Bien nombreux furent au cours de l'histoire les vêtements extérieurs de ce courant.

            Les mystères de la Tradition Ogdoadique furent très tôt transmis de Byzance à de nombreuses guildes médiévales, influençant profondément leurs rites initiatiques et leurs règles. On peut remarquer certaines de ses influences dans le symbolisme de l'art byzantin, dans l'architecture et le rituel de l'ancien ordre du temple, dans le dessin du baptistère de Florence et dans l'oeuvre littéraire de St Bernard de Clairvaux (Utilisation de la dimension quintuple du discours, dans la première série de ses sermons sur le cantique des cantiques et dans son travail les louanges de la nouvelle chevalerie). Ce sont là les marques permanentes et fidèles qui ont continuées à porter témoignage de la vocation mystique des membres des guildes de cette époque.

            La trace mystérieuse et énigmatique de cette mystérieuse confrérie se retrouve aussi à Rome sur les colonnes d'un sanctuaire commandé par Benedetto Caetani (Boniface VIII) Grand Initié de l'Etoile Glorieuse. Depuis six cent ans, en ce lieu où la lumière céleste converge vers la terre, le message demeure toujours visible à ceux qui savent reconnaître la marque de l'initiation. Les clefs sont là, accessibles à tous et pourtant ignorées.

            C'est en Asie mineure, que l'Ordre mystique et secret ismaélien des Fidèles d'Amour suivit, à l'instar des Soufis et des Derviches, au sein du monde islamique le sentier de l'illumination intérieure et de la dévotion à l'élévation spirituelle de l'humanité. Cette puissante société des Fidèles d'Amour, s'associa à l'héritage qui s'était constitué à Byzance. L'Ordre sembla alors disparaître, comme passant derrière les décors de la scène que constitue le monde. Durant plusieurs générations les frères et soeurs le perpétuèrent et l'enrichirent dans le plus grand secret. Ses spécificités achevèrent de se fixer  et il constitua à la fin du douzième siècle le coeur  du symbolisme, de la mystique et de la pratique magique de l'Occident.

            La ville de Florence fut le second berceau à la renaissance de ce courant. C'est la famille Calvacanti qui eut un rôle important dans le développement des Fidèles d'Amour. Cette famille conféra un lustre impérissable à la tradition des mystères d'Occident en faisant connaître les Fidèles d'Amour aux plus grands esprits et en les y initiant. Deux s'en distinguent parmi les plus éminents : Dante Alighieri que le poète Guido Cavalcanti amena à cette société au treizième siècle et Marsile Ficin, le grand philosophe et mystique de la renaissance, initié au quinzième siècle par Giovanni Cavalcanti, ainsi que ses écrits l'attestent.

          

L'ogdoade dans le dome dans la cathédrale de Florence en Italie En ce même siècle à Florence, le Cercle Careggi (vêtement de la société ogdoadique) fut constituée par certains membres de l'Académie Platonicienne sous la bannière inspirée de Marsile Ficin, néoplatoniste et initié des Fidèles d'Amour. Les travaux du cercle Careggi, aux tous premiers temps de la Renaissance, eurent des effets qui  aujourd'hui encore se répercutent dans l'ensemble du monde occidental. Des universitaires, des poètes, des philosophes venaient des pays lointains y chercher l'initiation ou pour le moins l'inspiration. Reuchlin le Kabbaliste et Erasme l'humaniste furent parmi ceux qui subirent la profonde influence de ce Cercle. Fondé par Cosme de Médicis, le père spirituel de Ficin, il fut porté à son plus grand éclat par Laurent le Magnifique qui hérita de Cosme le nom initiatique de Pan. Ficin lui-même, adepte majeur du Cercle Careggi prit le nom de Saturnus. Julien, frère de Laurent fut Hippolytus. Pic de la Mirandole, brillant jeune Kabbaliste était Apollo. Angelo Paliziano, le politicien était Hercules. Michel-Ange, peintre sculpteur et poète d'une grandiose imagination fut également initié parmi cette haute assemblée, le dernier avant la mort de Laurent et le meurtre de plusieurs membres du cercle intérieur qui marquèrent le premier assaut d'une persécution sauvage menée par des religieux fanatiques et la dispersion de la société.

            Villa Careggi, centre du la nouvelle Académie Platonicienne

Au seizième siècle la tradition ogdoadique apparaît à l'intérieur de l'Ordre du Heaume, nom qui rappelle le symbole de silence et d'invisibilité cher à l'ésotérisme. Cet Ordre fut établi en Angleterre pendant le règne d'Elisabeth I° et combina les successions des Fideli d'Amore et du Cercle Careggi.  Le mouvement "Italianate" fut très impliqué dans les débuts de cet Ordre. De nombreux chercheurs et universitaires se sont intéressés à ce courant. Nous citerons pour mémoire une des plus importantes : France Yates (La philosophie occulte à l'époque Elisabéthaine et Giordano Bruno, Ed. Dervy Livres). Francis Bacon, Christopher Marlowe et d'autres notables figurèrent parmi les initiés. La reine fut elle-même instruite par un savant platoniste durant le règne de sa soeur et étudia avec avidité les travaux de Castiglione, un intime des Médicis. Giacomo Aconcio initié des mystères de la Guilde Ogdoadique et Bernardo Ochino un initié de Sienne furent placés sous sa protection. Ce dernier venait d'échapper à l'inquisition grâce au Cardinal Contarini et avait rejoint l'Angleterre après s'être réfugié à Genève.

 

L'apparition de la roue ardente dans la vision d'EzechielL'Ordre du Heaume survécu durant le 17° siècle à travers la personnalité de ses initiés dans un dévouement total aux mystères qu'ils perpétuaient. Cet Ordre cessa de fonctionner en tant que structure en 1689, mais les derniers de ses initiés transmirent à leur tour cet héritage précieux.

            Ce furent les héritiers de cet Ordre, qui se rassemblèrent au dix-huitième siècle au sein de la Société de la Roue Ardente (Societas Rotae Fulgentis). Ils furent les gardiens de la tradition et la préservèrent pour les générations futures affermissant les fondations sur lesquelles l'Ordre de l'Aurum Solis allait être établi. Cette Societas Rotae Fulgentis (dont le nom fut tiré du palindrome qui se trouve sur le sol du baptistère de Florence), était le corps intérieur de l'Antiquarian Society à partir de laquelle l'Aurum Solis s'est formé.

Vision du pliier du milieu de l'arbre kabbalistique

 

 

Il semblerait que cette Société ne mit pas en oeuvre les différentes pratiques, et se borna à transmettre l'initiation et le Corpus qu'elle possédait en dépôt. Malgré cela, les membres  demeurèrent très concernés  par leur devoir particulier tel qu'ils le concevaient, c'est à dire par la préservation de la totalité de leur tradition.  Leurs efforts ont été les garants de la transmission de cet héritage. Vers 1860, la Societas Rotae Fulgentis fut transférée de l'Ouest de l'Angleterre à Londres et plus particulièrement chez la famille Martin, 1 St Paul's Chuchyard (Cimetière de Saint Paul). A partir de ce moment elle commença à explorer la profondeur des aspects pratiques de son héritage et fut formellement constituée en tant qu'Aurum Solis en 1897.

            L'Ordre de l'Aurum Solis, parfois appelé "Ordre du Verbe Sacré" (Order of the Sacred Word) se développa alors selon la structure traditionnelle qui demeure celle de tous les Ordres Secrets. Loin de demeurer une fraternité spéculative, son oeuvre se développa et s'approfondit dans le domaine de la Haute Magie ou Théurgie, et sous les auspices de la Lumière de l'Etoile Glorieuse de la Régénération.

 

 

 

 


 

 

 

Grand Maîtres de l'Ordo Aurum Solis : (Voir aussi la page "Les Grands Maîtres")

  • Charles Roughlett-Bock (1938-1952)
  • Michael Bernard Foy (1952-1975)
  • Thomas Maughan (1975-1976)
  • Vivian Godfrey (1976-1987)
  • Carl Weschcke (1987-1988)
  • Vivian Godfrey (1988-1997)
  • Leon Barcynski (1997-2003)
  • Jean-Louis de Biasi (2003 – today)

 

La Révélation et la puissance du Verbe divin 

A propos de l'Ordre du Verbe Sacré (Order of the Sacred Word) :

En1957 trois membres de lOrdo Aurum Solis fondèrent "the Order of the Sacred Word" (Ordi Sacri Verbi) pour des études et pratiques de la Sainte Gnose. Cet Ordre était gouverné par un Conseil de trois membres jusqu'en 1959. Après cette date, les initiés responsables furent Ernest Page (1959-1966) et Leon Barcynski (1966-1971). En 1971 L'Ordre du Verbe Sacré Order a été complètement intégré dans l'Ordo Aurum Solis. Il  en est toujours ainsi aujourd'hui.

 

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